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Avec le CRAJEP : rendre le Bafa plus accessible à tous les jeunes

posté le 17 juillet 2020

Dans : Pays de la Loire


Depuis 2019, l’Ufcv pilote un groupe de travail sur l’accessibilité au Bafa mis en place par le Comité Régional des Associations de Jeunesse et d'Éducation Populaire (CRAJEP) des Pays de la Loire. Huit organismes de formation, membres du CRAJEP, y sont impliqués : les CEMEA, les Francas, La Ligue de l’enseignement, l’IFAC, l’AFOCAL, le MRJC, l’AROEVEN et l’Ufcv. Cet espace collaboratif a permis de belles victoires, comme la signature d’une nouvelle convention avec la Caf de Loire-Atlantique et un partenariat renforcé avec la DRDJSCS concernant les aménagements liés à la reprise du Bafa pendant la crise Covid-19.

Coût du Bafa : un obstacle à la formation

 

En 2018, le CRAJEP Pays de la Loire s’est engagé dans une réflexion autour du volontariat dans l’animation et sur la formation Bafa plus particulièrement, en questionnant notamment son accessibilité financière à la totalité des jeunes.

Selon une étude de la CNAF[i] publiée en 2017, l’aspect financier de la formation est un véritable frein dans l’inscription ou la finalisation du Bafa. Aussi, il est apparu que les aides déjà existantes étaient insuffisamment adaptées pour les jeunes, en particulier issus des milieux les plus modestes.

Début 2019, le CRAJEP Pays de la Loire a décidé de travailler sur cette question avec la création d’un groupe de travail dédié. Ses missions principales : intervenir auprès de l’ensemble des CAF de la région et d’autres acteurs publics, afin de favoriser l’accessibilité des classes sociales les plus populaires au Bafa.


Un plaidoyer collectif en faveur de l’accessibilité au Bafa


Le groupe de travail s’est réuni pour la première fois en juin 2019. Roselyne Fortun, Déléguée régionale de l’Ufcv en Pays de la Loire et pilote de ce groupe, explique : « Au sein du CRAJEP, nous menons ensemble un travail constructif, collectif, pour défendre nos intérêts communs. Cela nous permet de développer des collaborations précieuses. »

Dès sa constitution, la priorité pour le groupe de travail a été de recenser les aides financières au Bafa existantes et de prendre contact avec les CAF de la région. En novembre 2019, il a diffusé un plaidoyer sur le sujet de l’accessibilité financière au Bafa.

Aujourd’hui, le groupe se félicite d'un partenariat avec la Caf de Loire-Atlantique, permettant d’obtenir des financements supplémentaires pour les jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville et des zones de revitalisation rurale.

« Ces aides s’ajoutent aux autres aides de la CAF et de la CNAF et pourront permettre jusqu’à 80% de prise en charge du coût du Bafa pour des publics prioritaires. L’objectif maintenant est d’essaimer dans les autres départements ! », confie Roselyne Fortun.

Un partenariat positif, qui s'est décliné pendant la crise de la Covid-19.

« Pendant la période du Covid-19, nous avons réussis à garder cette dynamique de groupe ! Elle nous a permis de faire des constats communs et de proposer des solutions communes auprès de Jeunesse et Sports dans la région. Cela a sans aucun doute contribué à simplifier et à favoriser les échanges et l’écoute, et nous a permis d’obtenir des souplesses pour faciliter la reprise de la formation à l’échelle régionale. »


[i] Dossier d’étude 196, Le BAFA et les jeunes - étude évaluative de Jeanne Moeneclaey, CNAF 2017, p.26 et 28